Filière lait : La DER/FJ et la LDB s’unissent pour une autosuffisance au Sénégal

Filière lait : La DER/FJ et la LDB s'unissent pour une autosuffisance au Sénégal

Filière Lait

En partenariat avec la literie du Berger (LDB), la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des femmes et des Jeunes (DER/FJ), accompagne les éleveurs (bergers) du département de Dagana pour booster la filière lait. Ainsi, après avoir financé une première cohorte de 25 mini-fermes laitières en 2019, elle a sélectionnée une deuxième cohorte de 25 cette année. Ce, pour «une meilleure» production laitière.

«Accroitre la production» à travers des mini-fermes laitières

Il s’agit ici, d’un partenariat dont l’objectif est d’accroitre la production laitière à travers des mini-fermes laitières. Il consiste à «accompagner des éleveurs femmes et jeunes et les sédentariser autour de 3 vaches et un taureau avec un financement de 2 millions 800 mille francs Cfa par mini-ferme.

Le Délégué général de la DER/FJ est persuadé qu’aujourd’hui «le Sénégal a la capacité de produire du lait pour atteindre l’autosuffisance en lait dans les 4 et 5 années à venir».

Chaque bénéficiaire est désormais chef d’entreprise

Selon Mamadou Ndiaye, responsable de la formation et de renforcement de capacités à la DER/FJ, grâce au volet assistance technique et renforcement de capacité de la DER, chaque bénéficiaire de ce financement est désormais chef d’entreprise car, ayant été inscrit au registre de commerce et immatriculé au Ninea en plus de la formation. C’est le cas de la dame Aïssata Ba, propriétaire d’une mini-ferme qui est devenue aujourd’hui une cheffe d’entreprise. Elle a été formalisée et elle a une entreprise individuelle à son nom.

Ici, la DER finance et accompagne (formalisation et renforcement de capacités). La Laiterie du berger, quant à elle, accompagne aussi, suit et rachète toute la production de lait de ces mini-fermes.

D’ailleurs, il précise que c’est dans sa mini ferme que la DER a «testé et réussi» le déploiement du processus de dématérialisation du RCCM.

A en croire Mamadou Ndiaye, c’est seulement en 24 heures qu’ils sont venus avec la logistique nécessaire, en partenariat avec l’administration des Greffes, Gaïndé 2000 et l’Ansd. Ils ont été formés techniquement avec un accompagnement sur l’éducation financière pour leur permettre d’endosser pleinement leur statut de chef d’entreprise et de pouvoir gérer une unité de production dans leur secteur.

«L’intensification, une nécessité»

Daouda Wade, expert sectoriel à la DER et ingénieur agronome et spécialiste des productions animales. Selon lui, c’est après avoir constaté qu’il y avait la transhumance et que les vaches, en période de soudure pratiquement, ne produisaient pas, et en période hivernale les productions pouvaient aller jusqu’à 4 litres. D’où la nécessité, pour lui, de passer à l’intensification. Ce, avec un modèle composé de quatre vaches, avec des productions moyennes par vache allant jusqu’à 10 litres. Ainsi, dira-t-il, la DER/FJ a décidé de financer chaque mini-ferme avec 3 vaches et un taureau améliorateur pour la génération de vaches qui vont venir.

De l’avis de Daouda Wade, le système d’intensification permet aux producteurs d’«améliorer la production laitière d’une part, et d’autre part, de satisfaire la demande» en lait.

Avoir des vaches qui apportent plus de lait sans déposséder les bergers de leur activité

Jadis appelé ferme pilote, l’objectif du centre de formation et d’incubation des éleveurs de Niary, selon Bagoré Bathily, Directeur général de la Laiterie du Berger, est d’avoir des vaches qui apportent plus de lait certes mais, sans que les éleveurs traditionnels soient dépossédés de leur activité d’élevage.

Ici, il y a un croisement de races locales de vache avec des races laitières étrangères. Lesquelles sont nourries avec de la paille de canne à sucre, de cendre, de paille de riz et quelques aliments qui viennent de Dakar. Et avec cela, le patron de la laiterie du Berger renseigne que les industriels comme lui, parviennent à avoir du lait produit au Sénégal et à un prix «accessible» mais aussi, qui est «bien rémunéré» pour les éleveurs.

Bagoré Bathily signale que l’appui de la DER s’est manifesté à lui depuis 3 ans et sous différente forme, à savoir : dans la réflexion et dans l’accompagnement.

Pour lui, l’intervention de la DER dans les projets de mini fermes, est un catalyseur car, jusqu’ici les banques ne financent pas encore l’élevage du fait que les éleveurs sont des transhumants et que leur modèle reste toujours inconnu.

La laiterie du Berger, à travers sa filiale ‘’Kosam’’, s’occupe de l’achat du lait et le développement de l’élevage au niveau de ces fermes.

De 500 000 mille jusqu’à 1 million de francs Cfa de gagne pain

Abou Idrissa Sow est un éleveur et opérateur économique qui s’active dans la collecte et la commercialisation de lait à Dagana. Selon lui, la mise en place de ces mini-fermes a permis aux éleveurs de la zone de rester sur place, d’élever, de produire du lait et le vendre, de gagner leur vie, d’amener leurs enfants à l’école, et d’accomplir leurs devoirs de citoyen.

A l’en croire, un éleveur peut gagner entre 500 000 mille jusqu’à 1 million de francs Cfa rien qu’avec le lait produit par ses vaches.

Le berger soutient que le financement de la DER est un plus pour les éleveurs.

Seneweb

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