Violences au Soudan : l’UA, réagi-t-elle au nom de tous les pays africains ?

violences au Soudan: l'UA réagit-elle?...

En dehors de l’Union Africaine et de l’Egypte qui a appelé au dialogue, aucun pays africain n’a réagi face à la répression du sit-in qui a fait lundi des dizaines de morts.

Un lundi noir au Soudan. En cause la mort par balles de plus de 30 personnes tombées lors de la répression d’un sit-in à Khartoum par l’armée appuyée par des paramilitaires du Forces de soutien rapide (RSF).

Une violence qui a suscité de vives réactions de la part de la communauté internationale. C’est le cas de l’ONU dont le secrétaire général Antonio Guterres a condamné l’usage excessif de la force par les autorités soudanaises et a appelé à une enquête indépendante.

De grandes puissances occidentales ne se sont pas empêchées de sortir de leurs réserves. Pour les États-Unis, le conseil militaire devrait porter l’entière responsabilité de cette répression « brutale et coordonnée, menée par les RSF ».

Le Royaume-Uni a pour sa part qualifié cette répression de « scandaleuse » tout en redoutant qu’elle ne fasse qu’ « aggraver la polarisation et la violence », selon l’expression de Jeremy Hunt, ministre britannique des Affaires étrangères.

L’union africaine (UA) ne s’est pas mise à l’index de la liste des condamnations. « Je condamne fermement la violence qui a éclaté aujourd’hui au Soudan et qui a entraîné des décès signalés et plusieurs blessures. J’appelle à une enquête immédiate et transparente afin de responsabiliser tous les responsables », a déclaré sur Twitter Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA.

Quant aux pays africains à titre individuel, seule l‘Égypte a réagi au climat d’hier au Soudan. Sans désigner ni condamner les auteurs de ces violences, le pays des pharaons a invité la contestation et le conseil militaire au dialogue.

À l’appel d’ONG dont l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) et bien d’autres regroupées au sein de l’Association des professionnels soudanais (SPA), les Soudanais sont dans la rue depuis le 19 décembre suite à l’augmentation.

Ils ont déjà obtenu le départ d’Omar el-Béchir qui a démissionné le 11 avril dernier après un règne de plus de 30 ans. La contestation se bat à présent pour le départ des généraux.

Africanews

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